Action Projet

Forum de l’Universite de Citoyenneté

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Sud-Ouest – Samedi 14 janvier 2012

Alors que 2012 est consacrée à l’autisme, l’association Nautre avenir, basée à Garazi, a plus que jamais sa raison d’être. Comme son nom l’indique, la structure souhaite donner aux personnes autistes un autre avenir. Meilleur.

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Tout en faisant appel à d’autres bénévoles, Marie-Ange, pas à pas, aide sa fille Johanna à progresser. (Photo P. c.)

« Nous voulons que nos enfants autistes vivent à domicile, qu’ils aient le choix médical et le droit à la liberté comme tout citoyen », affirme Marie-Ange Ena, maman de trois enfants dont une jeune fille autiste, Johanna, âgée de 30 ans. Cette dernière vit aujourd’hui dans sa famille, après avoir été en foyer.

Sur le modèle suédois

« Notre projet est de fonder une maison pour quatre colocataires autistes. Ils seront pris en charge par une équipe de professionnels. Le combat est très difficile pour concrétiser cette idée », assure Marie-Ange, qui a de l’espoir, au regard des expériences déjà menées en Europe, en Suède notamment.

L’association a même contacté les hautes instances. « Nous avons demandé au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques d’établir un projet de maison à colocation à but expérimental dans le Pays basque et dans le Béarn. Dans son discours pour l’entrée du schéma départemental, le président du Conseil général a mis le doigt sur la prise en charge à domicile. C’est en adéquation avec ce que nous demandons ».

Une évolution possible

Objectif pour l’association : l’intégration des personnes autistes dans la société. Car si elles présentent certaines difficultés de communication et présentent des troubles du comportement, il n’en demeure pas moins qu’elles peuvent évoluer. Comme en témoigne la méthode 3I qu’utilise Marie-Ange, avec l’aide de bénévoles.

« C’est une technique qui utilise des jeux de plus en plus complexes. Nous avons une pièce aménagée. La personne bénévole joue avec Johanna une heure trente par semaine ». Et les résultats sont là. « D’un seul coup, Johanna s’est mise à faire des phrases normales, à exprimer des ressentis. Peu à peu, elle communique ».

P. C.

Pour une autre prise en charge, pour une autre maison