Objectif

Constat

Dans sa politique à l’égard des autistes, surtout les adultes, la France connaît un déficit majeur (condamnation par le Conseil de l’Europe et par le Comité National d’Ethique). Il y a en France des exceptions dont on peut être fier, d’autres pas …Le Parlement européen a adopté le 9 mai 1996 des Recommandations de bonnes pratiques professionnelles (fichier PDF 700 Ko)

Déclaration des droits des personnes autistes [texte complet en annexe]. Dans cette déclaration, un certains nombre de droits sont avancés tels que : le droit pour les autistes à un logement accessible et approprié, le droit de recevoir un revenu ou un salaire suffisant pour se procurer nourriture, habillement et hébergement adéquats ainsi que pour subvenir à toute nécessité vitale, le droit de ne pas être soumis à la peur ou à la menace d’un enfermement injustifié dans un hôpital psychiatrique ou dans toute institution fermée…

Que faire ?

L’Association « N’Autre Avenir » a pour but l’inclusion dans notre société des adultes à traits autistiques.

Un vaste chantier qui doit prendre en compte toutes les particularités de ce handicap.

Il s’inscrit dans un grand mouvement européen. De nombreux pays étudient la possibilité d’inclusion de cette population  dans la société.

La France, dans le deuxième et troisième plan autisme ,a fait appel à des projets expérimentaux innovants. Notre association s’associe à cette démarche et propose un projet qui puisse trouver sa place dans le système administratif français.

 Notre association s’est appuyée sur La déclaration des droits des personnes autistes adoptée par le Parlement Européen le 9 Mai 1996  afin d’insérer ces personnes dans la société.

Il s’avère que ces droits ne sont pas encore applicables dans notre pays : offrir la liberté de  lieu de vie  alors qu’aucun moyen n’est mis en place pour que ces personnes puissent vivre dans leur propre domicile, c’est nier en quelque sorte la notion de droit.

Compte tenu de la multiplication des exemples européens. Il n’est plus possible de parler de projets utopiques. Vivre aujourd’hui à domicile c’est possible,

C’est cette voie que nous empruntons pour cette nouvelle prise en charge.

Choix de ce projet

Le choix d’une maison en colocation

Etre colocataire

  • c’est avoir un véritable domicile.
  • c’est Le plaisir de reconstituer un lieu familial
  • c’est la possibilité de recevoir et donc de créer des liens affectifs

—Le choix d’une petite structure de 3 résidents

Une petite structure permet la construction d’un lieu familial qui peut s’intégrer dans un milieu social. Elle ne nécessite pas un important investissement.

Le soutien apporté par les associations et les organismes environnants sera moins lourd et donc possible. C’est cette intégration, à petite échelle, qui va permettre de changer les regards.

— Le choix d’une liberté médicale

Les différentes positions prises actuellement par le Corps médical ne doivent pas porter préjudice à ces personnes fragiles sans défense. Toutes les pistes de travail en la matière (biologie, neurologie, physiologie etc.) doivent être prises en compte pour que nos enfants puissent en bénéficier

Le choix d’une équipe éducative

Les recherches scientifiques permettent d’accéder à d’autres  traitements que ceux appliqués à l’heure actuelle. L’éducatif va permettre non seulement l’évolution de la personne mais aussi le regard qu’elle porte sur elle-même. Il va diminuer son anxiété et  la difficulté de sa prise en charge. Il va donner l’espoir. C’est un besoin vital pour survivre dans notre société normalisée.

—Le choix d’une interaction associations – organismes sociaux

Toutes ces forces que sont les associations et les organismes d’aide aux personnes en difficulté vont pouvoir jouer le rôle pour lequel elles sont créées, la solidarité. Et ce mot, n’est pas vain. C’est par elles que tout peut changer.

Le choix d’un fonctionnement en organe collégial

Chaque tuteur est personnellement responsable d’un colocataire.  Les tuteurs généralement parents, ont après plus de 20 années de prise en charge, une connaissance sur les habitudes, le caractère, et les particularités de leurs enfants . Ces expériences sont nécessaires pour établir un lien entre colocataires.

La vie de la colocation dépendra des tuteurs et des services chargés de la gestion du personnel

Cette commission a pour objectif de vérifier le bon fonctionnement de la maison ;

Son contrôle comptable permet l’assurance d’une bonne utilisation des fonds attribués

C’est par cet effort commun que le regard sur la différence pourra évoluer.

Que nous en prenions tous conscience sera déjà une belle avancée.

Avec une maison, une commission structurée, une équipe de professionnels formés, trois personnes fragilisées par ce handicap peuvent espérer une vie sociale.

Pour une autre prise en charge, pour une autre maison